Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'histoire de notre voyage à bord du Cachalot (Martinique/Tahiti - Septembre 2013/Avril 2014) puis sur Tere Moana (Transat - Janvier/février 2020)

17 Jan

A nous le Pacifique !

Ça y est : on est passé ! Le Baiser du Cachalot est de l'autre côté du pont des Amériques !!!

Les quelques jours avant le départ, l'équipage a changé. Gert et Alain ont été fidèles à leur parole. John, 22 ans, canadien, s'est tout d'abord métamorphosé en Hans, 56 ans, Allemand, avant de devenir, Karen, 26 ans, bagpackeuse allemande. Nous avons eu déconvenues sur déconvenues : John a tout simplement disparu dans la nature sans laisser de trace - les ragots a Portobelo évoquant une soudaine envie de partir en Colombie ; Hans a quant à lui botté en touche, trouvant Karen à la Casa Vela pour le remplacer à la dernière minute.

Nous sommes partis au matin du 14 janvier de Portobelo vers Colon. D'emblée tout l'équipage semblait heureux d'être là. Karen qui craignait le mal de mer s'en est bien sortie. Alain et Gaert observaient le bateau, commentaient les choix techniques et finalement se sont mis d'accord pour dire que c'était un bon bateau. La traversée s'est faite sans souci : vent à 10/12 nœuds, petite houle, belle allure en ciseaux et soleil.

Le pilote, Rolan, n'est arrivé que vers 17H30 sur le bateau au flat de Colon. Encore une fois, nous avons donc pu profiter du paysage de Colon une après-midi entière. Pour passer le temps, on papotait. Alain et Gaert se sont avérés être de gros blagueurs, la Belgique était fortement concurrencée par l'Afrique du Sud. J'avoue que j'ai préféré les blagues d'Alain qui parle français à celles de Gaert qui parlait anglais avec un fort accent Afrikaners. Néanmoins, aux dires de Wil, elles étaient très drôle aussi.

« Deux potes achètent chacun un cochon et veulent les garder dans le même parc. Ils se demandent alors comment faire pour ne pas les confondre. Là, un des deux propose de les marquer. L'un coupe alors un bout d'oreille de son cochon. Mais, les cochons se bagarrent et celui a l'oreille coupée arrache un bout d'oreille à l'autre. Les deux amis sont donc contraints de trouver un autre moyen pour les différencier. L'un propose alors de couper un bout de queue à son cochon. Les cochons se bagarrent à nouveau et celui à la queue coupée mange un bout de queue de l'autre. Du coup, les deux amis sont embêtés. Ils réfléchissent. Ils réfléchissent. L'un dit alors : J'ai trouvé ! Tas qu'à prendre le noir et moi, je prend le blanc ». On peut trouver bizarre la blague mais racontée par Gaert, elle est drôle.

La première écluse et ses trois chambres ont été passées sans encombre au début de la nuit. Comme pour le Calonec, le Baiser du Cachalot a pu passer seul car il n'y avait aucun autre voilier ce jour là. A la première écluse, on était pas encore trop au point, à la deuxième, on était meilleurs, et à la troisième, on aurait pu être au top si un des gars du canal n'avait pas mis 5 minutes pour enlever le nœud entre sa touline et notre amarre au motif que sa journée était finie et qu'il ne voulait pas attendre que les eaux soient remontées avant... Enfin, malgré tout, on est passé sous les félicitations du pilote : «good, very good, brillant, wel done... ». A priori, les pilotes ont une formation à l'Américaine.

Le soir sur Gatun, on a fêté cette première étape au Ti-punch. Alain avait apporté une bouteille de vieux rhum Abuelo pour l'anniversaire de Wil. Après un repas copieux (toujours notre recette de poulet coco, on a joué la sécurité), baignade dans le lac. Et, heureusement, pas de crocodiles ce jour-là.

La nuit, toutes les couchettes du bateau étaient occupées : une première ! Au final, c'était plutôt assez confort malgré la taille du bateau.

Le lendemain, nous avons attendu encore longtemps avant qu'un nouveau pilote, Evan, arrive. Après quelques parties de dominos, traversée de Gatun et écluses descendantes à coupe d'un bateau pour touristes. Ils nous ont accueillis avec des cocas frais. On a eu notre moment de gloire. On sera sur les photos de toutes ces personnes. On faisait parti du show. Ce passage à coupe nous aura aussi permis d'écouter les commentaires durant les longues minutes d'attente où le porte-container tentait d'entrer dans l'écluse derrière nous. On aura par exemple ainsi appris que tous les agents du canal sont soignés (ainsi que leur famille) aux Etats-Unis en cas d'ennuis de santé ou que tout investisseur au Panama est épargné par l'impôt durant 25 ans. Enfin, disons que ça nous a occupé.

Et puis, l'ouverture de la dernière porte et l'entrée sur le Pacifique avec la sensation étrange d'avoir parcouru un long voyage alors qu'au final le canal ce n'est que quelques miles.

A l'arrivée à la marina de Balboa, champagne et gâteau d'anniversaire « chinois panaméen » pour Wil puis départ de notre équipage avec beaucoup d'émotion. On a passé un super moment avec une crew au top. Maintenant, on peut manger nos pâtes cuite dans l'eau du Pacifique avec en arrière plan les grattes ciel de Panama city.

A nous le Pacifique !A nous le Pacifique !
A nous le Pacifique !
A nous le Pacifique !A nous le Pacifique !A nous le Pacifique !
A nous le Pacifique !A nous le Pacifique !A nous le Pacifique !
A nous le Pacifique !A nous le Pacifique !
A nous le Pacifique !A nous le Pacifique !
A nous le Pacifique !A nous le Pacifique !
A nous le Pacifique !
A nous le Pacifique !
A nous le Pacifique !
A nous le Pacifique !
A nous le Pacifique !
A nous le Pacifique !
A nous le Pacifique !
A nous le Pacifique !
Commenter cet article
S
Vous êtes géniaux, eheh j'étais émue en lisant votre post, c'est dire ! trop contente pour vous vraiment vraiment, et encore bonne anniv côté pacififique à will !
Répondre

À propos

L'histoire de notre voyage à bord du Cachalot (Martinique/Tahiti - Septembre 2013/Avril 2014) puis sur Tere Moana (Transat - Janvier/février 2020)