Revenus vivants de boiling lake
Notre découverte de la Dominique se poursuit.
Hier nous sommes partis en taxi co voir Trafalgar falls (chutes d'eau). La ballade était plus que facile. Le site sympa. Du coup on s'est dit qu'on pouvait tenter de faire la rando mythique de la Dominique pour atteindre Boiling lake, le deuxième plus grand lac bouillonnant au monde. Si Trafalgar falls nous avait pris à peine 5 minutes d’ascension, la difficulté annoncée de Boiling lake devait être exagérée.
Ayant pris quelques infos auprès de Pancho, quelques soucis pratiques : en période non touristique (comme en ce moment), pas de guide. Or, il faut un guide sinon les gardiens ne laissent entrer personne. La solution : arriver avant l'heure de prise de poste du garde, faire ainsi la ballade sans guide et se contenter de suivre le chemin 3 heures dans un sens et 3 heures dans l'autre.
A 7h30, ce matin, bien motivés, nous avons donc commencé notre rando. On en revient 7 heures plus un peu refroidit au sens propre comme au figuré. Sil n'y avait pas de guide en cette saison, c'est peut-être qu'en cette saison, il n'est pas si intelligent que ça de faire la rando.
Entre disparitions de toutes traces de sentier, cratère aux flaques bouillantes, forte odeurs de souffre et petite coulée de roche qui se transforme en torrent de boue avec l'orage. De toutes les randos qu'on aura pu faire en Guyane ou ailleurs, celle là était bien la plus difficile. Elle fait partie de ces randos qu'on est content d'avoir fait mais qu'on ne refera bizarrement jamais.
Enfin, on en est revenu. Sans pépin. Baignées dans l'eau souffrée, nos chaussures sont nickel : disparition immédiate de la latérite. On est courbaturé. J'arrive plus à marcher. Wil a mal au crane. On a bien flippé. On aura vu le Boiling Lake. Le rasta qui y méditait nous aura lancé un "Yeah man, Respect".
Les Américains (4) croisés sur notre retour auront eux plus sagement rebroussé chemin bien vite.
A chacun son Machu Pichu.