Nouvelles de Nevis
Depuis notre dernier message, nous sommes restés à Bouillante deux jours pour profiter de la réserve Cousteau et faire du schnorkeling aux îlets Pigeon. Les fonds étaient superbes et nous avons pu voir des calamars, des poissons perroquet énormes et des dorades coriphènes.
Ensuite, nous sommes remontés sur Deshaies un peu plus au Nord pour faire les formalités de sortie. Anthony et Céline nous ont rejoint pour une virée à l'îlet Kahoune.
Le 20 octobre, on a quitté la Guadeloupe direction Montserrat. 42 miles à 4,9 nœuds de moyenne. On avance par à coup : quand les grains passent, vent à 15 nœuds ; quand ils partent, pétoles et force du vent à 5 noeuds max.
La côte sous le vent de Montserrat est impressionnante au Sud. Leur ancienne capitale, Plymouth, ayant été dévastée par l’éruption du volcan en 1995, il ne reste plus que les ruines d'une ville morte et déserte où, semble-t-il, il est interdit d'aller à ce jour.
Proche de l'arrivée, sur les haut fonds du nord, nous avons attrapé une belle prise. Mais, à nouveau, nous aurons relâché le barracuda. Cela commence a être frustrant de ne pas pouvoir manger notre pêche à cause de la ciguatera.
Depuis nous avons perdu le leurre magique qui semblait tant plaire aux barracudas... Nous allons donc partir sur une nouvelle acquisition de leurre (Encore !) en suivant les conseils de Moitessier pour tenter de pêcher des thons et des dorades. En espérant que depuis le temps de Moitessier, les thons et les dorades auront gardé leurs habitudes alimentaires.
Nous avons mouillé la nuit plus au Nord dans la baie de Little bay, lieu que nous avons quitté le lendemain matin à l'aube.
L'île semblait accueillante (A peine arrivés, un Breton habitant du caillou est venu à notre rencontre à la nage) mais les formalités d'entrée nous ont paru complexes... Autrement dit, n'ayant pas compris grand chose à part que cela allait nous coûté très cher pour un très court séjour, on a opté pour l'option "fuir avant l'ouverture des douanes le lundi matin".
Le lendemain, nous avons parcourus 38 miles à une moyenne de 4,5 nœuds... Toujours la saison cyclonique avec ses grains discontinus.
Nous mouillons actuellement sur l'île de Nevis (qui dépend de St Kitts) à Charleston.
L'île est un mélange de culture caribéenne, british et latino... Le mélange est étonnant. C'est agréable de côtoyer une population souriante, plutôt contente de voir des touristes et qui en même temps qui ne cherche pas à en tirer profit à coup d'arnaques en tout genre.
On a quand même failli perdre le baiser du cachalot !
Hier, nous avions jeté l'ancre avant de passer dans la moulinette des formalités administratives : bureau du custom pour la taxe, bureau de l'immigration pour le tampon sur le passeport et bureau du port pour payer la bouée.
Ce matin, après nous être fait racketter de l'équivalent de 50 euros pour trois nuits sur une bouée au port (dont une gratuite sur les trois, la réduc' du moment), nous nous sommes dit qu'il était sage de s'y mettre.
A midi, alors qu'on commençait à checker nos mails, heureusement face à la bei, on a vu le bateau s'en aller. Le baiser du cachalot partait seul au large. On est est donc aller le récupérer in extremis avec l'annexe (et heureusement un moteur plein de carburant)... Un des bouts de la bouée a vraisemblablement lâché... faut dire que normalement un bon corps mort présente une bonne grosse chaîne et pas un petit bout tout pourri.
De retour au port, le gardien du port, nous lançait avec un grand sourire qu'il était en effet plus prudent de jeter l'ancre.
Bref, le prix du mouillage n'est en rien proportionnel à sa sécurité. On vérifiera la prochaine fois avant de quitter le bateau et on fera plus confiance à notre jugement plutôt que de se fier aux fonctionnaires du coin.
Le gardien du port nous a aussi proposer de l'herbe.